À travers une série de portraits spéculatifs, Les Alchimistes du Nouvel Éther explore les tensions invisibles qui façonnent la révolution algorithmique contemporaine. Loin du mythe de la technologie désincarnée ou des imageries numériques lissées et standardisées, ce projet pose un regard critique sur la condition et la charge mentale des travailleurs de l’ombre de l’intelligence artificielle.
Empruntant à la rigueur géométrique, à la solennité historique et à l’austérité chromatique du Néoclassicisme européen (inspiré par Jacques-Louis David et Jean-Auguste-Dominique Ingres), la collection met en lumière ceux que l’industrie idéalise ou ignore : ingénieurs d’astreinte d’infrastructure, auditeurs de biais logiques, modérateurs de données et fins-tuners.
Leurs visages, marqués par l’usure, la fatigue et la complexité de leur tâche, sont ici capturés dans des structures de face et de profil d’une stricte linéarité, où les halos géométriques et les diagrammes vectoriels agissent à la fois comme des attributs sacrés et des contraintes computationnelles.
Présenté sous la forme d’une interface matricielle interactive en double scroll, le projet cartographie l’évolution de la matière technique à travers les différents stades du modèle : de l’entraînement brut à l’optimisation éthique, jusqu’à la mutation finale de l’espace latent.
La matrice complète et sa galerie de portraits sont actuellement en cours de finalisation et seront déployées prochainement.
Using machine learning to historicize the very human personas who are building it. The collection feels less like a celebration of technology and more like an archival codex of a new clerical class—the modern theologians, logic-weavers, and systems-architects who are remapping human consciousness.





